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Ah les vaches ils ont botté Gégenne...

lundi 15 avril 2013, par Boubou

Non ! Pas de méprise, nous n’avons pas botté les fesses des Jurassics pas plus que eux n’ont botté celle des petits pères. Il y a là polysémie. On se rassure tout de suite, ce n’est pas une maladie vénérienne rapporté par N°5 de l’un de ses nombreux voyages en immersion, polysémie signifie juste que certains mots ont plusieurs sens et que le sens de ce "botté" là c’est "enthousiasmé" ! Eh oui à la fin du match, fini la crise et vive le pays des gros bourrins heureux. Heureux les Jurassics pack d’avoir joué les PP. Heureux les PP d’avoir joué les Jurassics ! Pourquoi tant de bonheur ??? Revenons quelques heures en arrière...

Le premier bonheur du jour c’est que malgré une météo giboulesque de saison, sans grêle, ni scotch, merci, météo toujours fatale au transports routiers franciliens, les PP avaient franchi tous les ponts de la Seine en ordre dispersé pour se retrouver bien groupé, à peu près à l’heure, au Parc des sports de Gennevilliers. L’endroit toujours aussi charmant prenait dans les lueurs du couchant des airs de zone urbaine fantomatique avec ses cheminées au loin et malgré un magnifique double arc-en ciel qui nous conduisit dans les vestiaires.

Dès le couloir dudit vestiaire les PP déjà mentalement dans le match, s’étirant en une longue colonne silencieuse et bien rangée firent preuve d’une discipline de fer qui augurait du meilleur pour la suite. Trente seconde après les PP rentraient dans le vestiaire se bousculant, hurlant et se donnant des grands coups de sacs ce qui augurait du meilleur pour la suite.

Les dispositions tactiques furent exposées par sa Majesté Boubouche : ils sont gros, nous sommes sveltes, ils sont lourds devant, nous sommes lourds cérébralement, ils vont nous rentrer dedans... fuyons, jouons au large, ça les fatiguera et ça nous évitera des gnons (Boubouche tu me fais signe si je trahis ta pensée ?), mais attention il va falloir quand même gagner les ballons, donc, aller au charbon, déblayage, sortie rapide et on envoie les gazelles. A ce brillant discours Tramb voulut ajouter un mot : "les gars je viens souvent à Gennevilliers et j’aimerais bien ne pas trop me faire charrier la prochaine fois...". et c’est fort de ces quelques conseils et de cette supplique que les PP sortirent sous le ciel gris pour essayer de trouver le terrain.

En fait de terrain nous trouvâmes un champ boueux détrempé, sans plus un brin d’herbe, occupé par les sirènes féminines de Gégenne, piège tendu qui ne nous déconcentra pas, mais nous força à nous échauffer dans un embut, ce qui nous évita de trop courir et de nous agiter et nous garda frais pour le match titanesque qui s’annonçait.

L’échauffement fut classique, si ce n’est la séance de natation dans la boue et la vision irréelle de 22 PP accoudés comme à un bar, exercice largement maîtrisé, mais à l’horizontale, plus surprenant déjà... Le deuxième gros bonheur de la soirée fut alors le transfert sur le terrain d’honneur, reconnaissable à son gazon, contrairement à l’autre marécage putride. Le ciel s’était déjà bien assombri, normal pour un nocturne, une légère brise soufflait encore qui semblait encourager les héros. Une dernière harangue fut prononcée par Jérôme Grossbaf revenu de Sibérie orientale qui se résume ainsi : Le rugby c’est pour rigoler, pour rigoler faut se faire plaisir, pour se faire plaisir, faut avoir des ballons, pour avoir des ballons, faut leur rentrer dedans, pour leur rentrer dedans faut jouer au rugby, le rugby c’est pour rigoler, pour rigoler (bis répétita)... Au delà de l’aspect légèrement cyclique de la pensée de Jéjé qui pourrait bien intéresser quelques psys, cette harangue sembla faire son effet, et chacun gagna sa place sur le terrain avec la ferme intention d’en découdre. Ite missa est... la partie allait enfin pouvoir se jouer.

Coup d’envoi, les PP font une bonne entame de match et même une très bonne. Le choc devant est rugueux mais les PP semblent galvanisés et actifs. On se remue les tripes et on fait comme prévu. Déblayage et sortie rapide, on n’ insiste pas trop devant, sans fuir le combat non plus. Défense au près et ça tombe de partout. Les Jurassics ne se laissent pas non plus trop conter fleurette en défense et ça dégringole aussi chez nous, cependant la dynamique est de notre côté et l’occupation territoriale aussi. Les Jurassics reculent et se prennent une pénalité à une quinzaine de mètres de leur ligne dans le coin à gauche. Là les initiés savent ce qui va se passer, et les non initiés eh ben on ne leur dit pas... Tout ce qu’on peut dire c’est que pendant que le pack PP fait la danse du ventre devant le pack des Jurassics ému par tant de grâce,Tramb va aplatir le premier essai PP : il pourra revenir à Gégenne sans se faire charrier !

Bonheur chez les PP d’ouvrir la marque. Montée en pression des Jurassics, qui prennent du poil de la bête. Les PP reculent à leur tour, font des fautes. Les Jurassics jouent rapidement une pénalité qui aurait pu faire mal, mais manquent de réussite. La défense PP ne faiblit pas, on passe un sale quart d’heure tout de même, malgré des bons coups de pied qui nous donnent un peu d’air en revoyant les Jurassics en dehors de nos 22.

Cependant nouvelle pénalité pour les Jurassics à 15 mètres de l’en-but, la symétrique de celle des PP qui a permis de marquer. Les Jurassics s’élancent, les PP montent très vite et bloquent net le démarrage du pack adverse en subtilisant le ballon. Puis le jeu rebascule de l’autre côté du terrain, où les PP merdoient quelques bonnes occasions au large. La mi-temps s’achève sur le score de 5-0 pour les PP. Pour l’instant ça tient mais c’est chaud bouillant.

Gros changement chez les PP, et coup d’envoi de la deuxième mi-temps. Le pack PP se fait cueillir à froid et les Jurassics enfoncent les PP, cette domination se concrétise immédiatement par un essai. On est à 5 minutes de la seconde mi-temps et le match commence à peine 5-5 ! Les PP ont du mal à se trouver et l’essai encaissé fait un peu gamberger.

Les Jurassics font le jeu et secouent nos défenses. Le forcing de nos adversaires paye et ils aplatissent à nouveau, tout là-bas au fond dans le coin à droite. A ce stade deux essais rapprochés, l’affaire prend une sale tournure mais rien n’est joué ! Au lieu de tout laisser tomber pour aller élever des chèvres dans le Larzac et vivre une vie pacifique d’où serait bannie toute forme de violence sportive, les PP se remettent dans le match. OUI on a envie de se marrer en prenant du plaisir à avoir des ballons en leur rentrant dedans ! NON Tramber ne sera pas la risée de tout Gennevilliers !

Les PP repartent donc à l’assaut bave aux lèvres et rangs serrés. Le match se durcit et le ton monte un peu. Les Jurassics sont sur le reculoir et bloquent à leur tour les initiatives PP. Ça défend vaillamment, voir rudement des deux côtés. Pour détendre l’atmosphère le 9 Jurassic propose de faire bouffer ses couilles au 13 PP qui lui aurait saisi les siennes sur un placage. Eh oui c’est ça l’esprit Folklo proposer à l’adversaire un petit truc à croûter pour l’aider à finir le match. Toujours est-il que la tension est palpable et les mêlées ouvertes de plus en plus disputées, quand soudain sur un départ de trois-quart, le 10 des PP dit La Mugne, dit surcharge pondérale, emmène ses kilos superflus se balader dans un trou de la défense adverse jusque dans l’en-but. 10 à 10 ! C’est l’euphorie sur le banc de touche des PP, ça gueule sévère dans les tribunes !. Ah les vaches, ils vont buter Gégenne...

Le match n’est pourtant pas terminé et les PP qui ont repris confiance envisagent même de gagner. Les Jurassics quant à eux n’envisagent pas de perdre. Alors ça continue de se rentrer dedans à qui mieux mieux dans le registre un peu tendu mais correct, mais de plus en plus tendu mais courtois, voire franchement tendu mais fort civil... jusqu’à l’expulsion de deux joueurs un de chaque côté. Ne demandez pas à Dirty Doc pourquoi il s’est fait sortir il ne le sait pas lui même, jure (et on le croit) qu’il n’a rien fait et compte écrire à la cour européenne des droits de l’homme... Cependant le match se poursuit à 14 contre 14, et les deux équipes continuent à faire jeu égal avec une belle détermination jusqu’au sifflet final.

Soulagement général, tout le monde sort avec le sourire car personne n’a perdu, personne n’a gagné non plus d’ailleurs... alors on se congratule, on se félicite, c’est le bonheur quoi ! Et les larmes dans la bière on se dit qu’on se refoutra sur la tronche rapidement histoire de se botter le cul pour de bon ! Savoir qui gagnera ?... Qui jouera, verra...