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jeudi 15 mai 2003

Les joyeuses colonies de vacances

Il est 15h, ce vendredi, sous le panneau des départs à la gare de Lyon. Rassemblés au pied du Train Bleu, une bande de va-nu-pieds s’agite. Il y a ceux qui font dans la provoc : Bernard, casquette du Stade Français vissée sur la tête - alors que ce même Stade va rencontrer Perpignan à Aimé-Giral dans quelques heures - et clairon au cou, genre Centre Très Technique (CTT) de l’ami Laguille sur Canal. Il y a ceux qui y sont , mais vraiment en vacances : Loïg, bob nonchalamment posé sur le haut du crâne ; Lomu, qui a emmené ses t-shirt « I love la Mer Rouge », parce que à force d’être traîné par Rico, il oublie un peu les destinations (c’est l’âge) ; ou encore Christophe, chemise hawaïenne orange fluo, vachement pratique pour ne pas le rater sur le quai de gare. Il y a les mecs qui ont la classe, tels votre serviteur, responsable du lot n°7, aux 28 Heineken enfouies dans un sac Eden Park. Il y a aussi Rico, très pro, qui distribue de belles enveloppes personnalisées à tous les Petits Pères présents, contenant leur billet de train. 15h15, la troupe s’ébranle, dans une belle pagaille. Les Petits Pères occupent les rames 15 et 16, étage supérieur. 15h23, Yvo et Stéph Jack arrivent, tirant un pénitent par les oreilles. C’est Eric (Derrien), qui pensait que le train partait à 15h40. Coup de bol, tout le monde est là, on a les victuailles, on est prêt à liquider le tout-venant, voire à se risquer sur le bizarre. Juju nous rejoint à Montpellier, Rony descend en voiture et a promis d’être à l’arrivée à Perpignan ce soir. Dans le train, l’instinct grégaire, aidé de quelques lois physiques sur les vases communicants, ne tarde pas à se manifester. La voiture 15 se vide, la 16 se remplit . Arnaud a réussi à convaincre quelques aimables passagers de changer de place avec ces malheureux rugbymen coupés des leurs. Les autres, malgré nos avertissements (voix douce, bec en cul de poule, gendre parfait, sourire convenu : « nous risquons peut-être de faire UN PEU de bruit ») préfèrent rester. Le TGV passe à peine Maisons-Alfort que Fred Erard lance à la cantonnade « je prendrais bien une bière ». Catastrophe ! Le lot 7bis a été oublié. On n’a que trente bières en stock et 5h de TGV à tenir. A deux doigts de l’émeute, Rico préfère rassurer « pas de panique, les gars, on a des réserves de vin et de pastis ». La voiture 16 est maintenant pleine à craquer de Petits Pères joviaux et excités comme des pucelles, tandis que les passagers restants oscillent entre inquiétude latente (« ces jeunes gorets sont bien partis pour m’empêcher d’aller au bout de mon Figaro Madame ») et amusement intéressé (« je leur prendrais bien un verre de pastis »). Tramber sort la guitare malgache, Bernard son harmonica de compétition, les pages de chant émergent comme par enchantement des sacs de l’encadrement et c’est parti ! répét’ générale du banquet de demain. Joyeux capharnaüm que ces 30 petits pères, vite répartis par affinités et groupes de niveaux : La section tarot, qui envahit une partie du compartiment pour ne plus en démordre jusqu’à l’arrivée. La section picolo, l’œil vraiment torve à deux heures de l’arrivée. La section fumeur, de plus en plus nombreuse avec le temps, et qui se rue littéralement sur le quia de Valence, Agde, Sète, Montpellier, Narbonne, Béziers, à chaque fois que le TGV entre en gare et nous fait respirer les premiers alizés du sud, les premières brises du soir après la cohue parisienne. Seul problème, les pauses en gare de 2 minutes ponctuées du sifflet du contrôleur sont systématiquement raccourcies par l’employé méritant de la SNCF, qui doit avoir un plan au terminus - parce que vraiment il y met du sien pour tenir les horaires du cheval de fer. La révolte des cigarettes éteintes à la hâte commence à se préciser après Valence : c’est sous une pluie de quolibets que l’homme en bleu siffle la fin de la pause à Agde, devant la foule amusée, et le rituel va se reproduire jusqu’à Perpignan. Sauf à Montpellier, où le héros, la coqueluche, c’est Juju, qui nous attend sur le quai de la gare. Pris à bout de bras avec son sac et ses baguettes par deux Petits Pères, pour une chaise à porteurs un peu branlante. Une passagère restée dans le train observant la scène s’exclame « ouh, que c’est dangereux, ça », à laquelle répond une voix en écho « vous en faites pas, on veut juste le jeter sur la voie ». L’occupation de la voiture 16 fait des victimes parmi les civils. A Sète ou pas loin, le mari de la vieille avec le Figaro Madame, se lève, confie le Scottish Terrier à sa femme et lui balance : « tu fais ce que tu veux, moi, je peux plus - je descends, je prends le prochain train dans une heure ». La bourgeoise médusée, valises, complet veston, portable et chien en mains, assiste à la débandade de son mari et se tourne vers le seul gars bien élevé de l’assistance, j’ai nommé Titi, pour lui confier son embarras. Un autre Petit Père tirera son épingle du jeu dans le TGV, La Mugne, qui emballe sec (et non pas au Dallas, comme semblait l’indiquer le commentaire de la photo ci-après) Les Petits Pères sont énervés : ils ne peuvent pas fumer tranquilles, le sud est là mais on ne peut pas le toucher, y a plus de bière, et Yvo commence à donner des signes de nervosité, en appelant Rony toutes les deux secondes pour modifier le plan de route du Libanais volant pour deux Kro et trois Mars. C’est ainsi que le fier Maronite nous ratera à Montpellier à 5 minutes près, tout ça pour un Slovène dans les choux. Dans tout ça, le bouc-émissaire s’appelle Géraldine. Elle est jolie, tourne cramoisie quand on l’observe avec son intrigant snowboard planté dans son dos. IL faut dire aussi qu’elle en a 18, des Petits Pères affamés et conquis par son intéressante personnalité (surtout devant). A commencer par la Mugne et Jean Galtier, offensifs à mort, à fond dans le week-end. « Et vous descendez où ? » - « vous avez déjà visité une prison turque ? » « vous aimez le rugby ? » Il se trouve qu’elle connaît Raphaël Poulain (« Raph »), la donzelle - du tout cuit pour Bernard, sa casquette et ses histoires de Stade Français du début du siècle (Higgins enfoncé !). La gente demoiselle nous quittera à Narbonne, dans un grand concert de salutations et de « tu m’appelles quand tu veux, promis hein ? » Elle, elle souffle, nous, on est toujours pas à Perpignan. Mais si, la voilà, la fière cité catalane ! A l’arrivée, c’est la folie. Yvo, en prévision, a déjà mis sa frontale, qui fait le meilleur effet sur son front de vainqueur. Rony est là, avec une caisse de bière. Il a vu le TGV en finale et l’a suivi en parallèle pendant 5 minutes en faisant de grands signes de la main. Jacques est là aussi, avec ses copains et ses deux vans de compétition. Par ici les sportifs ! Mais la joyeuse bande déjà passablement éméchée, une Kro à la main, entonne un hakaka spécial pour Jacques et Perpignan devant les militaires du rang et les vieux surpris. Gros boeuf ! On peut y aller. A nous Céret, son camping en zone inondable, et ses restaus pour une première bordée nocturne !

Pays de cocagne

Samedi matin, il est 8h, la nuit a été fraîche, la rosée recouvre les tentes, et les premiers Petits Pères se pressent déjà au Café de France, rendu célèbre par les newsletters de Jacques. "L’Indépendant", le canard de Perpignan titre sur la " douche froide " prise par l’USAP la veille dans son propre fief (défaite 23-12 contre le Stade Français). Et Bernard qui se pavane, inconscient, avec sa casquette aux couleurs du club parisien. Si on mange, c’est à cause de lui ! Le Café de France, en plein Céret, large terrasse à l’ombre des platanes et des marronniers, offre un ouvert matinal aux plus matinaux des Petits Pères venus savourer café, croissant, cigarette, journal - qui l’Indépendant, qui l’Equipe, qui le Monde. Jacques l’avait prédit, c’est bel et bien le lieu de rencontre, de passage, le point obligé pour tous ces nouveaux Cérétans d’adoption que nous sommes, conquis par la douceur de vivre de cette petite ville catalane fort pourvue en cafés, restaus, commerces, et bientôt comme on va le découvrir, en dancings. Le réveil est dur. La veille, avant d’aller casser la croûte à 23h, dans un restau dont les proprios - naïfs - pensaient tranquillement baisser pavillon, les Petits Pères ont débarqué au camping du bosquet de Nogarède, tenu par un ancien centre aux grands yeux clairs de Céret, une célébrité dans la région (et qui recevra son Petit Bouquinz des mains de Ben), comme des éléphants dans un magasin de porcelaine, et commencé à monter les tentes dans le désordre le plus complet. Il y a ceux qui campent tous les ans, et ceux qui ont oublié le b-a-ba du montage de toile et de plantage de sardine. Et puis y a Yvo (qui va croire que je fais une fixette, là), qui réveille ses voisins à 6h30, la frontale toujours vissée sur le front, tel qu’on l’avait laissé la veille. Le jour se lève, Monsieur monte sa tente ! Y a un truc qui dû m’échapper. Et puis voilà les retardataires qui arrivent, ceux du train de nuit, Yaneth, Tonio, Djool, Philippe Audière, que Jacques vient de récupérer à la gare de Perpignan. Hormis Yaneth, fraîche et dispose après sa nuit en couchette, les autres tirent la tronche. Coincés en places assises au beau milieu d’une équipe de foot de juniors, ils n’ont pas fermé l’œil de la nuit, et ce bien que Tonio ait essayé de faire la loi après le troisième coup de coude enthousiaste dans le dos de son siège. OK les gars, café, entraînement dans une heure !

Réveil musculaire, tout le monde à 75% ! Tout le monde se retrouve sur le magnifique stade de Céret, planté à 200m du camping, à l’entrée de la ville. Le gazon est dru, tendre, fraîchement coupé. C’est émouvant comme un cottage anglais, si on rajoute une tribune 1000 places flambant neuve, la garrigue, les pins maritimes et les palmiers alentour. Ben fait la tronche, j’ai oublié de le réveiller. Jacques donne les consignes et nous présente celui qui va nous coacher ce matin, et dont vous avez déjà entendu parler plus que de raison. Guy, entraîneur de l’équipe de Prats de Mollo (Fédérale). Guy, l’accent chantant, l’avant-bras broussailleux, le jogging déjà célèbre chez les plus hâbleurs, et au parler laporto-skrelo-villeperesque : " Bon les gars, biennvenue enn terrreu de rrruby (j’enlève l’accent, ça va lasser), vous êtes là pour vous éclater, mais sachez que si le plaisir commence à 15h sur le pré, avant, l’on va mettre en place (moulinage de bras pour insister sur le concept) toute une rrrrrrréflexion sur la nature de l’engagement, le sens du respect. Qui je suis, où je me place, qu’est-ce que je fais sur ce terrain ". Euh, quand est-ce qu’on mange ? Et le même Guy, 45 minutes après, commentant 3217 ballons tombés, 14 blessés, les visages écarlates et blêmes de Parisiens mal réveillés et déjà abrutis par la moiteur ambiante : " Bon, les gars, je vais pas vous apprendre à jouer au rugby en une demi-journée ... l’important c’est de se faire plaisir ". Retour au camping, douche, et départ pour le club house pour un repas sportif : pâtes, steak et yaourt nature / flandy. Personne n’ose protester sur la seule présence de pichets d’eau sur les tables. Les visages se ferment, les estomacs se nouent. L’heure du match approche. Jacques sort la craie, relayé par Rico et Guy, pour nous répéter les consignes, les combis, « la signification du match de cet aprèsm, la consécration d’une aventure de potes, un moment fort, à commencer par l’hommage à Philippe Payret, rugbyman des 5 continents et 50 ans cette année ». Personne ne parle, la pression monte. En touche les codes sont trouvés : " froid ", ce sera le premier sauteur, " chaud ", ce sera le deuxième. Bon, œufs mimosa, OK. Bœuf-carottes, c’est réglé. Assiette corse, ça marche ... Un enquiquineur se lance : " oui, mais tarte aux pommes ? Et quiche lorraine ? " " Faites simple, les gars " corrige Juju, qui sera en 9 la première mi-temps.

Promenade digestive, à l’ombre des cyprès. Malgré les consignes formelles de nos coachs catalans, ça commence à se répandre sur la pelouse pour une sieste improvisée. Incompréhensible, on a pourtant fait hyper gaffe, point de vue hygiène de vie hier ! Des vraies tafioles, ces parigos.

Revoilà le stade

Il est 14h le match commence dans une heure. Catastrophe : dans le vestiaire, il y a même pas 15 maillots vert et lie-de-vin. La tuile ! Un des deux sacs de maillots a été oublié à Paris. Des Petits Pères joueront avec leur tenue loisir, Rico leur certifiant que le club leur en filera un s’il devait arriver malheur. C’est le cas de Ben, qui prend cher avec le sien, peu de temps après. L’arbitre - un vrai, aux cheveux blancs, qui officie en fédérale - propose le deal : il y aura 3 mi-temps de 2 fois 30 minutes et une fois 20 minutes, afin de faire jouer tous les PP. Juju et Jacques forment la charnière, Ben et Jean Vallès les remplaceront en deuxième mi-temps. Les deux équipes rentrent au vestiaire après un échauffement de trente minutes. Gros silence. Un patron de bar parisien se lâche contre un mur innocent. C’est maintenant les gars !

The match La foule commence à s’amasser sur la ligne de touche. La nouvelle a circulé dans le village. " On va tomber les parigos, c’est pas comme ces cadors de l’USAP ! " Minute de silence demandée par Philippe, en hommage à son père. Les Petits Pères se serrent épaule contre épaule. Titi étouffe un sanglot. Grosse émotion. Les Petits Pères sortent leur hakaka dans la foulée, et c’est parti, coup de sifflet de M. Fleming ! En 1e mi-temps, les Petits Pères font jeu égal pendant 10 minutes, Céret campe dans notre camp mais ne marque pas. La chaleur est étouffante. « Il y avait pas un souffle d’air » commentera Jacques a posteriori, pourtant habitué au stade de Céret et ses montées de sève de printemps, pour expliquer à quel point ce fut dur alors pour les organismes. 3 essais encaissés malgré tout, assez rapidement. Le scénario, répétitif, est décourageant : leur mêlée est forte, mobilise le pack parisien, qui ne peut défendre au ras, tant il est sollicité en poussée. Innombrables « 89 » côté catalan qui dispose d’une charnière hors-normes, et prend un réel plaisir à semer le désordre sur le pré. Une maestria technique relayée par un soutien sans faille, et des trois-quarts véloces, malgré autant de fautes de mains que leur homologues parigos.

Votre serviteur fait LA bourde : Guillem Payret, le fils de Philippe, joue aile gauche et à l’occasion d’une percée, se fait reprendre en cravate. Ouf, pas de père Payret, pas de 7 bleu qui me tombe dessus, mais par contre, pénalité, essai. Bien joué, la Maurinasse. Il y aura 3 autres essais en deuxième mi-temps où cela va mieux paradoxalement côté Petits Pères, qui resserrent la défense. Le scénario, imaginé dès Paris, prend forme : on ne pense plus qu’à défendre, combler les brèches. Chaque ballon au sol est systématiquement arraché par les bleus, et bonifié en contre-attaque fulgurante.

On les remonte !

On en prendra encore 4 en troisième mi-temps, mais en en marquant 3 de notre côté. Le cochon est dans le maïs, et il broute. Le premier, parce qu’il faut quand même le dire, est un essai de Lomu. Un vrai exploit, qui démarre sur une attaque classique, servi par Jean Vallès en 10. Notre fougueux ailier perce petit côté, recadre vers le centre du terrain et 4 adversaires dans le vent plus tard, comme un grand garçon, s’en va marquer après une folle course de 60 mètres. Magnifique ! Le deuxième est une pénalité. Un zozo de leur équipe, le fameux 9, sorti en touche, croit bon de re-rentrer alors qu’il y a déjà 15 Cérétans sur le terrain et attrape le ballon dégagé au loin pour aller marquer. L’arbitre n’hésite pas, se précipite sous les poteaux opposés et siffle essai de pénalité au profit des PP. Le 3e essai, c’est Titi, énorme d’envie, comme d’hab. Percée au centre du terrain, personne qui le rattrape jusque sous les poteaux. Les Catalans n’y sont plus, ils doutent. « On les remonte ! » s’exclame Alexis. Et puis, parce qu’il faut bien que ça s’arrête un jour, l’arbitre siffle la fin du match. 60-19, score final, 10 essais à 3.

Jubilé Felip !

Haie d’honneur de chaque équipe. Tout le monde vient féliciter Philippe, le remercier de ce jour mémorable, de son invitation. On se serre la pogne, on se regarde, c’est fort, pas la peine de parler. Les supporters des Petits Pères applaudissent la performance, Yaneth et deux petites pom-pom recrutées pour l’occasion n’ont cessé de crier jusque là « allez les Petits Pères ». Les observateurs échangent quelques doctes pensées sur le jeu : « Si on avait joué jusqu’à dimanche 19h, on vous remontait.
- Ouais, sur la durée, vous nous auriez eu » abonde un Catalan hilare.

Ultra tendance, les parigos

Aux vestiaires, malgré la défaite et la fatigue, tout le monde est heureux : on a joué, on s’est éclaté, on s’est donnés à fond, on n’a pas à rougir. Rico en profite pour faire la grosse surprise : il déballe des t-shirts noirs flambant neufs, et y en a pour tout le monde. Le design est signé Tramber, tout le monde s’extasie dessus, et les Catalans nous assaillent à la sortie des douches. « Dites, les gars, il est d’enfer, votre maillot, vous en auriez pas en rab, des fois ? » Cela fait deux mois qu’il mijote son coup, le bourreau des porte-monnaie, alors que deux-trois gros lourds n’ont cessé de le tanner toutes les semaines à la Petite Porte : « tu sais, trésorier, c’est vraiment dommage, qu’on fasse pas un t-shirt pour Céret ! ». Chapeau, Rico, tu as bien joué le jeu. Apéro dehors, il fait beau, le pastis est sur la table, les cahouètes et les sticks, le week-end peut vraiment commencer !

Saturday night de feu à Céret

17h samedi. Le match est terminé, mais il a fait des dégâts. La chaleur, les impacts de rudes catalans ... les Petits Pères savourent à présent leur pastis au stade. Jacques, de son côté, démarre le minibus de location ... et s’encastre dans la Mercedes garée juste derrière. La grosse Bertha n’a rien, le van a un phare pété. On se croirait dans une pub pour Mercedes. Plus interloqué qu’énervé, Jacques part comme si de rien n’était, passe les grilles du stade. Gros raclement. Le platane ! La carrosserie sur le flanc droit a viré au verdâtre, il y a des copeaux de bois encastrés dans la porte coulissante. Deux pètes en 1 minute. Record du monde.

Le Banquet du siècle

On se retrouve un peu avant 20h, après un retour salutaire au camping, et un pot en ville dans l’antre des rugbymen cérétans, La Coupole. La salle des fêtes sous les tribunes du stade a été transformée en gigantesque banquet, les tables sont striées de papier au couleurs catalanes, nappes jaunes et serviettes rouges. L’ensemble a de la gueule ! Il y a même un coin pour la musique à côté de la sono. Tramber, Titi et Juju accordent leurs violons, règlent les basses. Ce serait mentir que dire que tout le monde tourne à l’orangeade. Philippe, ce soir, c’est Abraracourcix. Il règne en maître, paisible et rayonnant, sur cet invraisemblable amalgame de Parisiens et Catalans venus célébrer son jubilé à Céret. Futal et t-shirt blanc, foulard et bonnet phrygien rouges, le guerrier a fière allure. Discours de bienvenue, merci à tous, à ceux venus de loin, mes premières équipes de rugby (un coup d’œil vers les taulier du fond la salle) et les dernières (œillade à destination des trente zozos en noir qui squattent la première tablée). L’ambiance est excellente, tout le monde de super bonne humeur, conscient que la soirée s’annonce mémorable. Pendant qu’on commence à se servir, quelques Petits Pères font le tour de la salle, où trônent fièrement des photographies jaunies des anciennes gloires du rugby local. Une photocopie circule sous le manteau : c’est l’équipe de Jacques au début des années 80, où dans ces eaux-là : on y voit quinze talibans tout sourire, maillot à ficelle, et le Jacques au parmi rang, affichant une splendide barbe noire finement taillée. Putain, c’est Serpico ! Cadeau pour Philippe : un sac aux couleurs de l’USAP, un polo rouge idoine. Ca colle avec la déco du soir !

Massacre à la tronçonneuse

Des cris retentissent dans le vestiaire mitoyen. Elie, le cuistot en charge du méchoui a reçu le renfort improvisé de Ben, Djool, Alex, Arnaud pour couper la bestiole. Sanglier et mouton gisent écartelés, fourrés à la semoule qui se répand sur le sol. La scène est dantesque, anthologique. Mais les jeunes Parisiens, enthousiastes, ignorent l’art de la découpe. Alors Elie gronde : « Toi, là, va nous chercher un boucher, un vrai ! » Retour dans la salle. Qui choisir, nom de ... Titi, bien sûr ! « Non, non, eh, oh, ça va pas, la dernière fois que j’ai touché du jambon, je me suis coupé le doigt ! » C’est vrai ... alors, euh, Bernard ! Cafetier historique du XIe arrondissement, il a dû en manier, du hachoir et en évider, de la bestiole. Bingo : « Ca tombe bien, j’ai une formation de comptable ! » L’équipe de barbares est complète. C’est la guerre du feu. Dans un enchevêtrement de côtes et de jarrets sanguinolents, des citadins retournés à l’état sauvage mordent furieusement dans la viandasse, poussant des hurlements et piétinant allègrement la semoule éparse. Faisant une pause, Arnaud se rue sur un cubi posé en altitude et le gobe à plein goulot. Djool s’est emparé d’une hache et assène de grands coups au piteux mouton. « Vas-y, vas-y coupe en 3, la colonne, c’est là que c’est bon ! » C’est grand, c’est orgiaque, c’est énorme. Retour dans la salle, les Petits Pères mettent le feu. Titi, Tramber et Juju ont attrapé leurs instruments et attaquent les classiques. Les catalans restent pour la plupart plutôt atones. Philippe à la table d’honneur est aux anges, un cri monte des gorges avinées : « Et ils sont où, et ils sont où, et ils sont où les Catalans ? » Jacques l’avouera seulement au retour à Paris : « Ah, p... les gars, j’ai entendu, je l’ai pensé très fort, mais je l’ai pas dit ! » C’est l’heure des Special Guests : un extraordinaire petit bonhomme s’approche du micro. Il est en bleu de travail, s’appelle Petit Louis, et il a 82 ans et demi. Catalan historique et un swing d’enfer ! Devant l’assistance médusée, il commence à entonner de vieux refrains catalans et nous accompagnera très tard dans nos délires paillards. Trois des plus jolies femmes de nos hôtes poussent également le refrain, bientôt accompagnées d’un homme du cru à la guitare, et de Thierry, qui revient pour interpréter un mémorable « Gabrielle ». Les Catalans ne lâchent plus la baffle : ils insistent pour chanter une « channson typiqueumennt parisienneu », pour faire honneur aux visiteurs du soir. Et c’est parti pour ... « Putain c’qu’il est blême, mon HLM ». Dans la foulée de Jacques, qui s’est fait porter par Fred Erard jusqu’au micro, Keith Wood (Hugh) vient entonner la chanson de son village du fin fond du bush australien, puis Waltzing Mathilda, le vieil hymne ANZAC. Enorme fête. Les Petits Pères s’agrippent les uns aux autres, se mettent à tanguer en grappes qui derrière le bar, qui au milieu de la salle, sous le regard des Cérétans vraiment épatés. Les regards deviennent torves, les équilibres incertains, le cubi coule à flot. Ca promet.

Ca va chunger

Sur le coup d’une ou deux heures, le gros de la troupe fait mouvement vers le mythe, la légende en marche, le terreau des illusions nocturnes, le shangri-la des noceurs parisiens. La CHUNGA. Après des semaines de surenchère, des rêves agités pour certains, des petites mères passablement agacées (« oh, non, tu vas pas remettre ça, avec ton Céret »), ça y est, on va enfin savoir ce que « Céret la Créative » a dans le ventre ! Pour une intro, c’est une intro. Sur la porte de la Chunga un message anodin a été tracé à la craie. « Benvingut als Petits Pères ». A l’intérieur, le DJ, celui-là même qui réglait tout à l’heure les vocalises de Petit Louis et de Titi, a repris la console et bombarde la foule de house techno. Il y a déjà un éclaireur, adossé au mur en pierre dans le fond de la salle, c’est Titi, justement. Il finit sa bière et il est de mauvaise humeur. « Oh, Thierry, qu’est-ce que t’en penses ? »
- C’est nul, ici. Rade de m... plein de thons. Je me casse ! » Impossible de le retenir avec des arguments foireux, sinon je vais m’en prendre une, c’est sûr. C’est vrai que la musique, sur le moment, n’incite pas à l’euphorie. Rentré dormir, le Tigre. Mauvais timing, car voilà que débarque le gros contingent de t-shirts noirs, aussitôt salué par notre DJ d’adoption. « Salut les Petits Pères ! » Ovation, forêt de bras qui se lèvent. Le quidam lève un sourcil, puis le fronce - merde, vlà des parigos, on va pas pouvoir draguer en paix. La Chunga s’emplit progressivement. Le videur à l’entrée, c’est le numéro 8 casqué de l’équipe de Philippe l’après-midi même. Sourire aux lèvres, il laisse entrer une cohorte de types pas nets, tous habillés pareil. Et pas une fille pour les accompagner, les multiplés. Unique au monde ! Une boîte qui laisse entrer 30 mâles en ruth sans états d’âme. C’est criminel ! Surtout pour les innocentes donzelles à l’intérieur, qui ne savent pas encore dans quelle embuscade elles vont tomber. A l’intérieur, un caveau en pierre dessiné en L, les locaux regardent ces énergumènes déchaînés danser en cercle, scander à pleins poumons les paroles de Grease Lightning, envahir la salle avec leurs gestes incertains, lever les bras pour saluer l’arrivée de nouveaux frères de sang. Le barman, appuyé par la plus belle des serveuses, sert des Vodka-Curaçao au goulot. Ca se boit comme du petit lait, mais ça tâche ! Le Bureau - Canal Historique (Yvo, Rico, Lomu) tient réunion dans le point de passage entre les deux parties de la salle, là où il y a le plus de trafic. En fait, c’est surtout pour épauler Yvo qui vacille. Les vétérans, Fifi, Fred Lunaud, Eric Derrien, Fred Erard, Jean Vallès, Laurent Cohen et tout plein d’autres tournent autour de la sono et de la porte d’entrée comme des loups affamés. Si de la belette arrive, on risque fort d’être prévenus par des vivats, et des cris de bergères qui ont vu la bêêêêêête. Les jeunots, Ben, Alex, Djool, Jean Galtier, Christophe Pham & compagnie ont sonné la chasse dans l’arrière-boutique. C’est plutôt drôle, car l’âge moyen des jeunes demoiselles présentes (talons compensés, of course) tourne autour de 18 ans. C’est jeune, c’est frais, c’est aisément impressionnable. Inutile de se proclamer pilote de chasse, commando de marine, en partance le lendemain à l’aube pour l’Irak. Il suffit de se dire parisien, battu d’une courte tête lors d’un épique match de rugby (« les locaux ont eu de la chance - ah mais, excuse-moi, je préfère ne pas trop parler, à cause de cette mauvaise blessure aux côtes reçue pendant le match - les copains insistent pour que j’aille me faire opérer demain matin »). D’aucuns, pourtant, commencent à se poser la question de leurs chances avec l’autochtone, du fait de la présence dans la même antre de perdition de 30 types habillés exactement pareil. De quoi faire fuir la plus volage des Marie-Louise. L’heure tourne, et malgré la foule toujours plus compacte dans la lumière tamisée du caveau, les Petits Pères sont comme chez eux. Le DJ bat le rappel des troupes toutes les 15 minutes : « Etles Petits Pères, ils sont toujours là ? » pour voir une forêt de mains pas lassées se dresser immanquablement. Rares sont les Petits Pères qui vont conclure, malgré d’innombrables démarches à l’amiable et moults râteaux discrets. Quelques excités s’acharnent. A 4h, il reste toujours du monde debout. Plein les fesses de la musique. Au 5e medley de Grease, c’est l’éjection pour une poignée de Petits Pères. Le retour au camping sera mémorable. Il doit y avoir 1 km à vol d’oiseau. Cela prendra 45 minutes au groupe d’élite dont je fais partie : Rico, Lomu, Arnaud (Ben & Djool, avec leurs jambes de 20 ans, nous ont laissés sur place). Le temps pour cette fine équipe de disserter sur les vertus d’une éventuelle griffe vestimentaire « Les Petits Pères », de tester tous les bancs publics de Céret, et de voir arriver Jean G. titubant (jetons un voile pudique sur l’identité de ce jeune garçon détruit si tôt par l’alcool). Une autre section des Petits Pères, pourtant, a battu le record plus tôt dans la soirée : La Mugne, Tramber, Rony, partis se coucher avant la Chunga (Titi leur avait dit que c’était nul) auraient mis, d’après des sources proches du dossier à la préfecture des Pyrénées-Orientales, 1h15 pour rallier leur tente. Les derniers PP quitteront la Chunga vers 5 heures. Rideau.

Dimancheau radar

A 8h15, Yaneth attend seule, pour l’excursion vers Saint Ferréol, promise par Jacques dans sa newsletter. Hélas, pas un chat. Les patachons dorment du sommeil du juste. Ca ronfle sec, même. Ca fait un peu dans le délire éthylique pour certains. Bref, participation zéro à l’atelier du matin. Les Petits Pères écrasent. Attirées par le soleil, les voix hésitantes et les raclements de gorge émanant des douches, des têtes commencent à apparaître. Il est 9h, les plus courageux émergent. Il va faire chaud, aujourd’hui. Petit déj’ collectif au Pablo. Déception : aucune trace de notre match dans l’Equipe. Comprends pas, Jacques a pas du faire son boulot. Il fait un temps magnifique et une procession religieuse, après la messe de Pâques en plein air suivie par des centaines de pieux et de curieux, défile lentement dans les rues de Céret. Le serveur du Pablo, qui nous ramène une 7e tournée de café noir, est en verve : « eh, les gars, il faut revenir en juillet, pour la Feria. C’est là qu’on peut choper ! » Regards gênés de ceux qui viennent d’appeler leurs fiancées : « Si, ma chérie, je te jure, je n’ai pas bu une goutte d’alcool, on s’est beaucoup amusés, mais on s’est couchés tôt. Tu me connais ...
- Justement ! »

Retour au stade, par un soleil radieux, où l’on nous fait savoir qu’une quantité impressionnante de restes de l’orgie de la veille attend nos bouches affamées. Avec quelques joueurs cérétans pas plus réveillés que nous (tu parles, ils étaient à la Chunga dans les mêmes eaux), on monte des tréteaux, on sort les chips, la salade niçoise, et la viande en passe de faisander. Les plus excités, Jean Vallès, Jean Galtier, Djool, Ben, David Bornstein, tâtent le terrain et la beuchigue pendant que la plupart des Petits Pères se répand sur la pelouse, pour terminer une nuit interrompue prématurément. Jean V. et David se détruisent les petons en tapant des coups de pied de 40 m pieds nus. Vers 14-15h, les moineaux s’égaillent, direction Collioure, Argelès, Banyuls. Le temps est à l’orage. Plage, beach volley laborieux à cause du vent qui se lève. A Collioure, on prend des glaces sur la jetée. Surprise ! Voilà Petit Louis confortablement installé en terrasse avec des amis, que l’on salue au passage. Beaucoup de Petits Pères sont restés comater au stade ou dans leur tente. Car ce soir, ça recommence. 18h, rendez-vous au camping, douche rapide, le sable glisse des tongs, se décolle des fonds de maillot de bain. Il est l’heure de mettre la cravate, parce que Philippe nous attend dans sa maison de contrebandier, quelque part dans le maquis, à 20 minutes de route de Céret. Un peu malades à cause des lacets, les Petites Natures débarquent au milieu de Nulle Part, à deux pas de la frontière espagnole, là, derrière la colline, pour découvrir une fabuleuse baraque, qui donne sur une vallée touffue en contrebas. Voilà donc l’antre du sieur Payret. Et il nous reçoit bien. Apéro sur la terrasse et dans le salon. De fines gouttes de pluie commencent à tomber qui, combinées au pastis, achèvent de réveiller les plus pâteux. C’est déjà l’heure de partir, pour l’auteur de ces lignes. Sylvain me conduit à Perpignan avec Ben et Greg dans la voiture, tandis que les Petits Pères se dirigent tranquillement vers leur banquet en Espagne. Jacques a préparé un flyer résumant ce Catalogne Tour, que les Petits Pères découvrent sur les tables en arrivant. Y sont cités tous les participants, ainsi qu’un petit résumé de notre match de samedi élégamment tourné. Bon, lire le score officiel fait mal, quand même. 60-19. La nuit qui s’ensuit, même ceux qui n’en étaient pas la connaissent désormais sur le bout du doigt, par la magie du net ou des discussions de comptoir à la Petite Porte. La boîte attenante au restau, dans laquelle personne n’a vraiment envie de s éterniser, le Dallas (un haut-lieu du théâtre d’improvisation en Catalogne-nord), re-la Chunga et pour les plus forcenés, les Artistes, alors que le patron s’apprête à fermer sur le coup de 5h. Il y aura aussi le videur de la Chunga et son préservatif dans le nez, les dérives marcassines de Djool, les fanatiques qui, à 11h, prennent leur petit-déj’ calva sur la terrasse du Café de France, devant les plus ébahis des Petits Pères qui avaient préféré aller récupérer au camping. Tout le reste appartient désormais à la légende.

Les Petits Pères Awards

- AWARD SPECIAL DE GRAND PETIT PERE, de notre père à tous, et qui décida de mettre fin à sa carrière de joueur de rugby après le match à Céret : Bernard, sans qui rien ne serait possible
- Award du meilleur organisateur à Philippe P. et Jacques, pour un week-end aux petits oignons.
- Award du meilleur Monsieur 12 grammes : décerné à l’unanimité à tous les Petits Pères, pour n’avoir rien lâché pendant trois jours.
- Award des awards, total respect de l’ensemble de la communauté masculine du Monde Libre, pour avoir redonné ses lettres de noblesse au chasseur : Jean-Noël
- Award du meilleur Monsieur Plus, croix de guerre avec palme pour leur bravoure durant l’opération Nez-Rouge : Lomu, Philippe A. et myself, 37 verres de coca samedi soir.
- Award du meilleur découpeur à Djool, pris de frénésie, hachoir au poing, devant la carcasse d’un pauvre sanglier
- Award du Cubi Master : Arnaud, cul sec, au goulot (photo dispo).
- Award du meilleur brancheur à la Chunga : euh, ex æquo tout le monde (sauf les hommes mariés et en couple, il va de soi) (c’est 20 euros, les enfants).
- Award du plus catalan de tous les catalans : Petit Louis Bonafi.
- Award du propriétaire au cul le plus bordé de nouilles : Philippe P, 50 ans, vainqueur SUR LE FIL de son match de jubilé et heureux propriétaire d’une extraordinaire masure haut dans la montagne, pas loin du chemin des contrebandiers pour l’Espagne.
- Carton rouge à la Maurinasse, pour avoir cravaté Guillem Payret à l’aile. J’ai bien cru qu’un 7 bleu bien massif du même nom allait me tomber dessus ! Auto-administré sans hésitation.
- Carton jaune à tous les PP, qui n’étaient pas au RDV à 8h15 dimanche pour le trek dans la montagne. Et pas non plus le lendemain pour le rendez-vous de rattrapage prévu pour Yaneth.
- Une image au petit Philippe Audière, qui y était, lui, lundi matin, avec son casse-croûte, son bob et sa vache-qui-rit.
- Carton rouge bis à Yaneth, notre Bonneu-Mère entre toutes, qui y était pas elle, par contre.

Répliques kult :
- Yvo : « Attention Rony, ce message annule tous les suivants. » ; il raccroche le téléphone et « Merde je me suis planté avec précédent. ». Résultat, Rony fait un crochet de 1h pour passer à Montpellier pour nous ravitailler. Le contrôleur du train en s’adressant à son collègue : « Des fêtards j’en ai vus, mais des gars organisés comme cela, qui se font ravitailler en cours de route, jamais ! »
- Alex, après le 3e essai (de Titi), « on les remonte ! »
- Guy « Coach » : « Le match, le match, c’était juste le prétexte pour descendre, alors c’est un bon prétexte. »
- Guy 2e : « Bon les gars, bienvenue en terre de rugby » et 45 minutes plus tard, après observation de nos qualités techniques et athlétiques individuelles : « Bon, les gars, je vais pas vous apprendre le rugby en 45 minutes »
- Guy « Coach » : « Ici on est au pays du rugby, si l’adversaire ne te respecte pas, tu te dois de le remettre à sa place . »
- Jacques avant le match : « Si c’est pour s’amuser, fallait pas faire 900 bornes, on restait à la foire du trône. »
- Stéphane P., au reste de son équipe céretane, après avoir croisé Keith Wood (Hugh) en marcel dans le vestiaire avant le match : « Putain, les gars, c’est des monstres, on va dérouiller ! »
- Deux PP anonymes, pas convaincus par la gent féminine de la Chunga, 3h du mat samedi : « elles ont l’air chaudasses comme ça, mais en fait, elles le sont qu’à moitié - elles sont tiédasses ! »
- Elie (le boucher dans les vestiaires qui est aussi très bon chanteur) : « Prend la scie et découpe les côtes en diagonal ... coupe la colonne vertébrale en 3. » « On a besoin d’un boucher dans les vestiaire pour couper le sanglier. » ; Bernard : « J’arrive, je suis comptable. »
- Les Petits Pères au club-house durant la 3ème mi-temps : « Mais ils sont où, mais ils sont où, mais ils sont où les Catalans ? »
- Rico : « J’en ai mise une au pilier d’en face et comme c’est revenu 3 fois plus fort, j’ai laissé tomber. » « J’en ai aussi mise une au sanglier Catalan et Tramber m’a fait la gueule. » Sur ce coup-là, Tramber dut rendre le ballon pour une fois arraché du maul aux adversaires, suite à la pénalité donnée par l’arbitre pour cause de brutalité précitée.
- Tramber à La Mugne : « Tiens c’est Hugh qui rentre. Ca va Hugh ? » Pas de réponse de la part de « l’australien Keith Wood » qui se dirige tant bien que mal, mais droit, vers la première tente qui se trouve sur son chemin.
- La Mugne à Tramber : « Je crois que ce n’est pas dans sa tente qu’il est rentré. » Tramber quelques secondes plus tard : « Y a Hugh qui sort, il s’en est peut-être rendu compte ... non il pisse ... sur la tente. »
- Le DJ de la Chunga : « Putain, les gars, je n’avais jamais vu autant d’ambiance sans bagarre à la fin. Vous êtes forts, vous les Parisiens ! »
- Le même DJ, interrogé sur ses medley un peu cheap : « Je sais qu’à Paris, en ce moment, la mode est aux années 80, alors, j’ai essayé de vous plaisir avec les moyens du bord. »
- Rico, optimiste, le dimanche matin, au pilier d’en face : « C’est vrai qu’on aurait pu se faire une revanche à la pétanque ... »
- Un Petit Père inconnu au Dallas : « Le truc, pour leur faire baisser le prix, c’est de bien leur expliquer qu’avec des beaux mecs comme nous, c’est pas du boulot, c’est du plaisir ... »
- La boulangère, devant Arnaud affalé sur son carrelage après un soleil improvisé : « Il s’est pas fait mal ? » Rico : « Non, non, d’ailleurs je ne le connais pas ... »
- Ben à 8h15 lundi matin au café de France, bras de dessous bras dessous avec son nouveau cousin : « Qu’est ce qu’on leur a mis à ces pédés de Parisiens, 60 à 19 pour nous. »