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Les Petits Pères ne boudent pas leur Plaisir

dimanche 1er avril 2007

L’auteur de ces lignes se doit d’être honnête : à un moment, on lui en voulait un tout petit peu au GO qui avait choisi de nous caler ce match un vendredi soir au fin fond de nulle part. Plaisir n’a certes rien d’une destination lointaine, mais il se trouve que les véhicules manquaient cruellement en ce 30 mars. Plus grave, les joueurs se faisaient eux aussi assez rare. Malgré les appels vibrants de Jérôme tout au long de la semaine, seulement quinze joueurs étaient prêts à aller en découdre face au « Plaisir des Vieux », une équipe composée d’anciens de ce club des Yvelines.

Heureusement, on n’avait pas quinze piliers et les forces étaient bien réparties sur les différentes lignes. Et cerise sur le gâteau, un seizième homme providentiel est apparu, Antoine, un véloce trois quart qui avait fait la veille son premier entraînement avec les PP.

On savait donc qu’on allait être justes mais on comptait sur la condition physique irréprochable des présents pour terminer le match à quinze. Cette petite incertitude a cependant commencé à faire gamberger les cerveaux. En fait, un truc bizarre est arrivé à l’approche de la rencontre : tout se passait trop bien. Les bouchons attendus n’étaient pas là et une quarantaine de minutes ont suffit pour arriver dans cette ville finalement pas si éloignée que cela. En GO exemplaire, Jérôme était le premier chauffeur sur place, avec dans ses valises Raph, Ben et l’auteur de cette bafouille.

Surpris de nous voir arriver dès 19h15, les deux cuistots du club house nous ont expliqué qu’on avait qu’à faire le tour du complexe sportif pour tuer le temps. Su le terrain d’honneur, les juniors faisaient les cons dans le dos des entraîneurs, logique, et pas l’ombre d’un vieux à l’horizon. Logique, aussi, on était encore loin du coup d’envoi. Du coup, on a même pu apprécier les vieilles photos accrochées dans le couloir menant aux vestiaires. Et là, beaucoup parlaient d’une équipe de Plaisir qui jouaient en Nationale 2 dans les années 80. Ce serait donc eux qu’on allait affronter quinze ans plus tard ? La question trottait gentiment dans nos têtes alors que nous nous installions dans un vestiaire nickel. Tout le monde est arrivé à l’heure. Là, c’est sûr, y’a un truc qui ne collait pas car tout se passait vraiment trop bien. Il fallait une tuile pour décontracter tout le monde, genre ’merde, on a oublié les maillots’. Mais non, rien à faire, les maillots étaient non seulement là, mais en plus pliés et rangés dans l’ordre. L’ ambiance devenait lourde dans le vestiaire et il était temps d’aller découvrir le terrain d’entraînement (éclairé) sur lequel nous allions jouer.

En avance sur le planning, nous avons logiquement été les premiers à l’échauffement. Au fur et à mesure de leur arrivée, les adversaires souriaient en nous voyant déjà prêts à en découdre. Pas facile de loin de reconnaître les mecs des fameuses photos. On s’est par contre vite rendu compte qu’il y aurait pas mal de gabarit et de tonnage en face. Sur les premiers points de rencontre du match, on n’a pas été déçus. Ces vieux prenaient beaucoup de plaisir à nous rentrer dedans et faisaient preuve d’une science certaine dans les regroupements pour récupérer les ballons. Pendant les dix premières minutes, les PP ont donc du mal à mettre la main sur la gonfle. Mais un des premiers bons coups à jouer a permis d’inscrire le premier essai : intercalé dans la ligne, Greg prenait un ballon en étant bien lancé et réussissait à traverser toute la défense adverse, n’étant repris que dans l’en but par un adversaire. Sereins en touches et plus efficaces au niveau des déblayages, les PP ont peu à peu pris le contrôle du jeu. A la sortie d’une belle cocotte, un ballon sortait étonnamment sur le côté du maul. Je n’avais plus qu’à le ramasser et à aller aplatir le deuxième essai. Après vingt minutes de jeu, l’arbitre sifflait la première mi-temps de ce match divisé en trois périodes.

La deuxième durera étrangement 35 minutes au lieu de 20, pour le plus grand plaisir des trois quarts PP qui s’en donnèrent à cour joie. Trois essais à la clef, signés Ximun, Antoine le nouveau qui commençait ainsi de fort belle manière son expérience PP, et Guillaume qu’on a toujours du mal à classer chez les avants tellement il court sur le terrain. Asphyxiés, nos adversaires n’ont pas réussi à trouver la faille dans la défense PP. Leurs avants ont cependant insisté jusqu’au bout et nous ont bien fatigué les organismes. Et les traces de crampons sur le visage de Raph montrent que le combat a parfois été rugueux. L’arbitre a sifflée la fin du match après une dernière période d’une quinzaine de minutes dont a profité Steph Jack pour inscrire le dernier essai de la soirée. Score final 6-0.

L’après match s’est lui aussi déroulé en deux périodes. La première autour d’un apéro bien sympa, avec la plupart des acteurs. La deuxième en effectif plus réduit, deux des 4 chauffeurs des PP devant rentrer sur Paris avant le repas. En face, pas mal de défections également et c’est finalement une quinzaine de convives qui ont pris place autour d’un bon petit repas. Fred avait rappelé à juste titre pendant le match qu’il était important de laisser la meilleure image possible sur et hors du terrain, et les 9 PP restés pour la bouffe ont rempli leur contrat. Pas mal de chansons, de godets vidés et une ambiance très conviviale. Pour faire descendre le tout, les deux cuistots locaux ont eu la bonne idée de sortir quelques vieilles bouteilles. Sur l’étiquette de celle de calva était inscrite 1954. Son effet relaxant est immédiat. ’Calvanisés’, les PP pouvaient enfin de relâcher : oui, tout peut parfois bien passer.

OLIVIER